Gustibus : le nouveau paradis latin

Sursum corda ! Le 11ème arrondissement compte une nouvelle Rome culinaire, un confetti de plus sous la bannière du Saint Empire Romain gustatif lutécien. Te Deum Laudamus

De auditu, « Gustibus » n’était pas un restaurant italien comme les autres. Loin d’ajouter son nom à la longue liste des enotecca surcotées et des pizzerias surgelées d’agencestourix, « Gustibus » avait pavé en quelque mois une nouvelle Via Appetita du côté de la rue Froissart. Vox Populi, vox Dei ? Il parait oui… On a tout de même tenu à vérifier par nous-mêmes ce « quid novi », et comme Cléopâtre en son temps, on a eu du nez.  Sinum, sinus fricat.

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Cujus regio, ejus religio. Ici, pas de salade, on goûte essentiellement Piémontais, la région d’origine de Nina et de son (gastron) homme. En traversant les Alpes, ce couple attachant n’a perdu ni son accent ni les recettes des spécialités familiales. Fraîchement installés au bout du Marais, ces Petit Gibus et Grand Gibus de la pasta vous accueillent en sourire, suggèrent et anticipent vos désirs, pour le meilleur sans le pire. Dans la cuisine du Gustibus, on ne travaille que du frais, que du bon, que du fait maison.

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Une Peroni dans un grand Duralex (sed lex) en apero libro vous laissera le temps de zyeuter la carte. Audaces fortuna juvat, on a commencé par les poivrons.

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Fluctuant nec mergitur dans une sauce aux anchois délicate, ils ont ravi nos papilles perso. Les autres convives du banquet se sont laissés séduire par les asperges blanches, mousseline de parmesan, ainsi que par le classique quoique téméraire vitello tonato (c’est comme l’amour, quand c’est bien fait, ça peut être très bon).

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Le rébus des plats était tout aussi séduisant : de papardelle al nero di seppia et tomates cerises pas minus, des cappelleti aux pois croquants et pointes d’asparagus, un pot au feu magnus et des gnocchi parmigiani en bonus…Bonne descente et Terminus !

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Bien loin des desserts franco-russe, l’épais tiramisu, la pana cotta à l’ancienne et la mousse citron scelleront l’entente de la France et du Piémont, et votre estomac par la même occasion. Que demander de plus ? Un Valpolicella ensoleillé…. hic !….et nunc, ça sera parfait.

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Merci Gustibus et à plus : bis repetita placent.

Où : 33/35 Rue Saint Sébastien, Paris

Avec qui : Marius, Jean Hus, votre papy russe, Jean-Claude Dus, avec un « D » comme Dus

Quand : Après une bonne crise de typhus ?

A vos pieds : des ballerines tressées portées avec astuce

Dans votre Ipod : Le couronnement de Popée

un commentaire

  1. Hortense · · Réponse

    Toujours aussi bien écrit, ça donne envie et ça fait sourire : bravo !

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