Big Fernand : le burger révolutionnaire

Sis au 55 rue du Faubourg Poissonnière, le lieu dit Big Fernand est le parfait caboulot pour célébrer la fin de votre ancien régime en compagnie de vos frères d’armes. Patriotes des saveurs cocardières, trois frères y ont fait il y a quelques mois le serment de révolutionner le burger en lui rendant ses lettres de noblesse. Depuis, ils tiennent parole et tentent de contenir l’émeute qui se presse à l’entrée de leur atelier, surtout un 14 juillet. Ici, on se joue des codes tout en jouant des coudes.

En abolissant les privilèges du burger US, Big Fernand a brillamment réussi à rallier le soutien du Tiers Etat. Le Peuple a faim et n’a pas de pain ? Eh bien qu’il mange un burger.

Les citoyens en manque d’imagination feront leur choix parmi les cinq « Enragés » de la carte (Alphonse, Victor, Philibert, Bartholomé et…Fernand à partir de 11 euros). Les rebelles à l’ordre établi – de l’audace, encore de l’audace, toujous de l’audace – piocheront eux, entre les differents ingrédients pour créer leur bun perso au risque de perdre la tête au jeu des combinaisons : une viande (bœuf charolais, blonde d’Aquitaine, veau, poulet ou gigot), un fromage (raclette, Saint-Nectaire fermier, fourme d’Ambert, tomme de Savoie), des légumes (tomates confites, aubergines, courgettes, oignons confits, poivrons grillés), des herbes (coriandre, persil, ciboulette…) et une des cinq sauces concoctées par le chef.

Un cornet de « Fernandines » (exellentes frites débaptisées pour l’occasion) et une bouteille guillotinée (Bionade, Canada Dry, Ch’ti…) complèteront parfaitement votre menu-plateau ou votre paquet-to-go. Les prix plus que raisonnables (15 euros le menu) ne sont pas une raison pour embastiller Big Fernand, alors aux armes !

Il vous faudra ensuite user d’un habile jeu de paumes pour déguster des deux mains votre recette. Non seulement, les ingrédients se marient très bien entre eux  (poulet / Saint-Nectaire /estragon à recommander), mais le pain qui les encadre (locavore et pétri par un boulanger parisien et ses petits mitrons qui hélas n’ont pas été dénoncés) donne le sésame pour un repas approuvé par notre Assemblée constituante et constituée d’experts ès-burgers. Et comme Big Fernand promet pour bientôt de nouvelles recettes et des burgers star à la semaine, on a plein de raisons de retourner à Bonne Nouvelle plutôt que de fuir à Varennes.  A bon entendeur, salut … public bien sûr.

Où : 55 rue du Faubourg Poissonnière, 75009 – 01 47 70 54 72

Quand : aux heures des repas du lundi au samedi. BF se repose le dimanche.

Avec qui : un Girondin, un Montagnard, des sans-culotte, un ami du peuple

A vos  pieds : des sabots

Dans votre Ipod : Il était une fois la Révolution, Ennio Morricone

6 Commentaires

  1. Bonjour Juliette!

    Merci pour cet article! Quel inspiration!

    A très vite!

  2. Avec plaisir! A très vite pour les nouvelles recettes!

  3. Sympa l’article, une petite coquille : C’est Fernandines, et pas Fernandettes 🙂

    1. Bien vu, merci!

  4. Allez, je n’ai toujours pas testé 😦
    Je rentre deux jours à Paris avant de repartir donc je le note comme un essentiel !!!

    1. Tu m’en diras des nouvelles!

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