36 heures à Porto, porte à porte

Baluchon sur le dos, passeport dans la poche et fourchette à la main, les Assiettes voyagent ! Petites futées (max 55 cm x 40 cm x 20 cm) mais pas trop routardes, les flying plates vous guide vert Portu, petit bijou touristo-gastro, destination parfaite pour un week-end baigné de soleil à deux heures de vol de Paris ou Bruxelles. Restez groupés. Embarquement immédiat vers les « plates to be » de la Cidade Invicta. 

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A peine au centre-ville du côté de Sao Bento (rien à voir avec un saint patron japonais), le jeu de l’oie (jogo de ganso?) débute. 1, 2, 3, 4, nous voilà à Ribeira, la carte postale de la rive nord du Douro. Direction rua de Sao Nicolau chez A Grade, la cantine du quartier, en retrait des terrasses arnaco-touristico du bord de l’eau. Ici tout est fait maison et à la commande, garantie de fraîcheur et de saveurs. La pêche du jour est affichée dans la ruelle et la bacalhau cuisinée de six façons. Les tripes sont aussi à la carte. On les y a laissées pour pas les mettre sur la table, et préféré la morue au four (non, ce n’est pas un ordre) et un verre de vin rouge presque sucré, parfait allié du poisson dessalé et de ses légumes à l’huile d’olive. Cuisine simplissime mais ô combien plaisante, on sent comme à la maison.

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Le fleuve traversé, nous voilà à Gaia, déesse de la rive sud, secteur qui rassemble les caves de la ville. Avant même d’avoir bu, on ne sait pas très bien où donner de la tête. Si Taylor’s est parait-il la plus impressionnante (my Taylor’s is rich), on a choisi Ramos Pinto – prononcer Ramche’ Pintou – pour sa petite production et ses étiquettes Art Déco aux femmes dévêtues, révolutionnaires à l’époque dans le pays de Fatima. Saviez-vous que le Porto était la boisson la plus encadrée par Bruxelles et la DG Sanco? On ne fait pas du Porto avec un alambic dans un coin de jardin ou au fond de son garage. Non, pour produire les blancs, les vintages, les late bottled vintages, les ruby, les tawny, il faut d’abord aller sur les terrasses de schiste de la vallée du Douro, ramasser les raisins à la mano, puis assembler les différents cépages avant de les fouler pieds nus (oui, comme dans Pretty Woman, Richard Gere en moins) et de débuter la fermentation, rapidement stoppée par le « mutage », ajout d’eau de vie à 77° tout de même (française ici, cocorico). Oui, le Porto est un vin mutant, pardon muté, parfait pour l’heure du goûter.

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Retour par bateau cette fois sur l’autre rive vers les Clerigos, sur les hauteurs de la ville, et dîner à Galeria de Paris, qui vaut largement le détour pour le cadre, l’ambiance et la déco. Ancien magasin façon Au bonheur des dames, ses différentes vitrines débordent jouets anciens, livres, vaisselle et tissus. On espérait y trouver la Francesina, croque-monsieur délicat, constitué, accrochez-vous, de pain de mie, d’escalopes de porc, de deux sortes de saucisses (portugaise et de Francfort), de jambon et d’édam fondu, le tout arrosé de sauce à la bière et au porto. Je pense qu’il faut l’avoir vu pour le croire. Je garde donc ça pour ma prochaine visite.

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Nous ne pouvions pas être au Portugal et ne pas (re)pécher par gourmandise pour les Pasteis de Nata,  ancêtre crémeux des cupcakes, très pratiques vous verrez, rapport à ce qu’ils font exactement la taille de votre bouche. Excellent en guise de petit déjeuner au soleil à condition de l’accompagner, pour la route, d’un bolo de arroz, joli muffin à la farine de riz qu’on déshabille comme le petit suisse de notre enfance (vous visualisez?).

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La route ce matin-là nous a menés du côté de Foz, le quartier résidentiel au bord de l’Atlantique, paradis des joggers et autre cyclistes du dimanche, puis à la Fondation Serralves, genre de Huntington Library européenne des années 30, la collection d’art moderne en plus. Le gros plus justement, un resto sur le roof top du musée et un buffet débordant de spécialités locales (tripes again…mais pas que), et notamment des desserts en accès libre pour notre plus grand bonheur d’abondance freak.

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Dernière découverte de la journée, la terrasse confidentielle de la Casa da Musica, opéra Bastille local, qui laissera votre mémoire imprimer une des plus belles vues de Porto en absolue tranquillité juste avant de remonter dans l’avion et de retrouver la grisaille du Nord. Fasten your seatbelt. Mais pas trop serré tout de même, le week end a été riche.

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Où? A Grade – Rua de São Nicolau 9 , +351 22 332 1130; Galeria de Paris, numero 56 d la rue du même nom, +351 22 201 6218; Fondacion Serralves, Rua Dom João de Castro 210, +351 22 615 6500; Casa de Musica, Avenida da Boavista, +351 22 012 0220

Quand? A l’automne, c’est parfait ou en hiver. De toute façon, il y fera toujours meilleur qu’ailleurs.

Avec qui? Manuel de Oliveira, Jorge Costa, Bruno Alves, Raul Meireless et tout le FC Porto tant qu’à faire

A vos pieds: des converses confort. Ça grimpe

Dans votre Ipod: Porto, Bertand Belin

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2 commentaires

  1. Jean-louis Langlais · · Répondre

    tu as vu en un week-end plus de choses que nous et cela donne envie d’y revenir.JL

    1. Mais prépare toi! Je vous promets un week-end marseillais bien rempli :-)

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